L’une et l’autre

BEY Maïssa

Dans un petit opuscule, Maïssa Bey, algérienne, musulmane et francophone, et fière de l’être, réclame le droit au respect des coutumes traditionnelles de son milieu d’origine, et aussi celui d’adopter les valeurs de la civilisation et de la culture occidentales. Elle fait l’éloge de son père, instituteur et rebelle, qui a exigé que ses enfants soient instruits dans une école française. Adoptant un ton modéré mais ferme, un langage simple et sans agressivité, elle exprime sobrement son désir d’être « l’une et l’autre ». Déjà, dans Sous les jasmins la nuit (NB avril 2004), elle défendait la cause des femmes.