Les révolutions (Le retour à la terre ; 5)

FERRI Jean-Yves, LARCENET Manu

Le procédé reste le même : deux gags par page sagement intégrés à six vignettes de tailles égales. L’argument itou : l’évocation des moments marquants du dessinateur. Il vit à la maison tandis que sa petite femme reprend ses études à l’université. Instants partagés entre la création de la future BD, la garde de l’adorable petite fille, le blog, les tâches ménagères, les doutes du créateur, le soutien de son scénariste et la campagne municipale du village voisin.

On retrouve avec plaisir l’humour léger des tomes précédents. Le ton général a changé, devenant moins dramatique, moins psychologique ; l’auteur a mûri, les doutes se font moins existentiels, la présence de la gamine apporte une bouffée d’air frais, le travail devient plus naturel, l’intégration au village plus effective. L’atmosphère alliant une autodérision délicate et un sens de l’observation aigu se rapproche des meilleurs moments des « La Gaffe » de Franquin. Un excellent moment.

Y.H.