Le Palais

DÉSÉRABLE François-Henri

Arun, jeune orphelin indien sauvé de la décharge de New Delhi par un couple bourguignon qui l’adopte, arrive en France en 1998. Son père, restaurateur talentueux, aime adapter ses menus aux vins, spécialement à ceux de son cher ami exploitant deux hectares d’un vignoble exceptionnel, le Clos de Toucans, digne des plus grand crus bourguignons. La fille de ce dernier et Arun deviennent inséparables. Un jour, c’est la révélation, en buvant son premier verre de vin, Arun se découvre un « palais » hors norme, sa vie va en être totalement bouleversée.

Traité, leçons et célébration de l’œnologie… L’auteur rend la passion pour cet art communicative, raconte les concours de dégustations à l’aveugle où se déploie la palette inouïe des arômes et des saveurs, l’enrichissant de références littéraires ou artistiques. Bref, on est d’emblée séduit, sans friser l’overdose, car il intègre, d’une écriture alerte et humoristique, cette érudition dans une histoire romanesque rondement menée. Il promène son héros dans les vignobles européens et à la conquête de New York où règne un autre « palais » américain, avec qui Arun a de vieux comptes à régler, alors qu’une fausse piste vient à point pimenter le happy end. Le dernier cru de François-Henri Désérable, divertissant et instructif, est à déguster sans modération. (L.K. et M.Bo.)