Le jour de Tarowean (Corto Maltese ; 15)

CANALES Juan Diaz, PELLEJERO Ruben

Un jour de Toussaint, Corto Maltese et son compagnon Raspoutine, missionnĂ©s par le moine fou de l’üle d’Escondida, se rendent Ă  la prison abandonnĂ©e de Port Arthur en Tasmanie pour y dĂ©livrer Calaboose, personnage aux origines mystĂ©rieuses qui semble y croupir seul depuis des annĂ©es. ArrivĂ©s sur l’üle de Sarawak oĂč les colonisateurs anglais exploitent le peuple Dawak pour assurer la rĂ©colte du Gutta Percha, Corto tente de trouver un bateau pour rejoindre les Ăźles du sud dont semble ĂȘtre originaire Calaboose.  La ballade de la mer salĂ©e, 1er album de la sĂ©rie culte d’Hugo Pratt, faisait apparaĂźtre Corto Maltese  attachĂ© Ă  un radeau dĂ©rivant au large de l’üle d’Escondida. Le jour de Tarowean nous donne enfin la clĂ© de ce mystĂšre. Il fallait oser s’attaquer Ă  la lĂ©gende de Corto Maltese. Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero qui ont repris les rĂȘnes de la sĂ©rie ont relevĂ© ce dĂ©fi audacieux avec brio. Le scĂ©nario donne l’impression d’avoir attendu des dĂ©cennies dans un coffre perdu sur une Ăźle dĂ©serte. Il est inventif sans jamais trahir l’esprit Corto Maltese. Le dessin est fidĂšle, faisant la part belle aux ombres, soulignant Ă  merveille les traits de personnages toujours aussi attachants. C’est beau, c’est bon et cela donne envie de reprendre la sĂ©rie au dĂ©but. (V.L. et C.D.)