Dans un journal intime, le narrateur rapporte ses angoisses et ses troubles. Il sent progressivement, autour de lui, la présence d’un être invisible qui semble se nommer le Horla. Il sombre peu à peu dans une forme de folie en cherchant à se délivrer de cet être surnaturel qui, chaque nuit, le terrasse et boit sa vie. Même si on connait ou croit connaître la nouvelle de Guy de Maupassant, la peur s’installe.
Publié en 1887, Le Horla est un modèle de la nouvelle fantastique, régulièrement étudié au collège. C’est aussi une description du dédoublement de personnalité qui menace toute conscience…
Après Cervantès pour l’Espagne, Dante pour l’Italie, Poe pour les états-unis, les frères Brizzi continuent l’adaptation de grands textes français, après le Fantome de l’opéra en 2025, ils nouc proposent « Le Horla » en 2026. Maupassant n’aurait sans doute pas renié cette version du Horla, tant l’atmosphère et le découpage de l’histoire reprennent la trame narrative du conte en nous entrainant implacablement dans cette dimension fantastique et dramatique finale. Le dessin au crayon à 4 mains, comme à leur habitude est époustouflant et renforce le récit en le rendant oppressant et étouffant.
(PD)
