Le défaut du ciel

RENONÇAY Philippe

Pour Clovis, Thomas est plus qu’un ami de toujours, c’est son alter ego. Un accident de voiture, grave et équivoque, les a séparés et pourtant, lorsque Thomas disparaît mystérieusement, sa mère supplie Clovis de le retrouver. L’enquête a un départ : l’assassinat sauvage d’un voisin de Thomas, ancien militaire, camouflé sous un nom d’emprunt. Puis elle conduit en Indochine sur les traces d’un drame qui s’est déroulé, au moment de la chute de Dien Bien Phu, dans un fortin perdu au nord du Tonkin. Quand Clovis retrouve Thomas, leur face à face est plein d’allusions, halluciné et tragique. Philippe Renonçay est hanté par l’impossibilité d’annihiler le Mal qui a été fait. Cette obsession domine ses précédents ouvrages (Dans la ville basse, NB avril 2003). Le Mal est encore le fil rouge de ce roman, qui possède un vrai suspense, une écriture efficace et une trame historique intéressante. Son épilogue en fait une fable métaphysique en posant cette question étrange : l’homme peut-il se substituer à Dieu pour effacer un passé maudit et ses plaies ? Mais la réponse apportée est nébuleuse, et les méandres pour y arriver assez obscurs.