Le commun des mortels

LEFORT Gérard

Pierre, Paul, Edith …Des prénoms bien français pour le commun des mortels dont la vie ordinaire semble banale. Ils rêvent, cherchent l’amour, s’interrogent. Par exemple l’instable Victor a trouvé en Mathilde la compagne qui l’incite à entreprendre et se fixer ; mais elle en rencontre un autre et c’est l’impasse…Maçon, François construit un mur autour de la résidence secondaire d’une famille bling-bling ; la fille du couple l’aguiche et il est aussitôt congédié… Au pensionnat, Philippe s’est lié avec Mathieu Londres, fascinant et insupportable ; leur rencontre bien des années après scellera leurs divergences…   Après un premier roman (Les Amygdales, NB octobre 2015), Gérard Lefort, ex-journaliste à Libération, rassemble ici de très courts récits, sans lien évident malgré les similitudes de prénoms. Des instantanés plutôt sombres qui croquent des personnages à la fois communs et singuliers. Enfermés dans leur peau et leurs fantasmes, mais avides de rencontres, dérisoires et attachants. Le style est alerte et factuel. Mais l’ensemble est inégal. Et l’intérêt ne s’éveille vraiment que lorsqu’une histoire donne de l’épaisseur aux individus et qu’une chute inattendue relève un de ces morceaux de vie. (L.G. et M.Bo.)