KARL

BONIN Cyril

Charles Brooks, riche banquier fantasque, meurt dans un accident de voiture. Ce n’était pas lui qui conduisait lors de l’accident mais Karl, un androĂŻde « compagnon de vie ». Un procĂšs s’ouvre Ă  la demande de la compagnie d’assurance afin de savoir si la responsabilitĂ© de l’accident incombe Ă  Karl ou Ă  la sociĂ©tĂ© qui l’a conçu. Magda Brooks n’avait pas vu son pĂšre depuis prĂšs de dix ans. Elle hĂ©rite de sa vaste demeure dans laquelle l’androĂŻde rĂ©side. Magda, qui prĂ©fĂšre les relations humaines aux technologies, va cependant rallumer Karl. Ce qui ressemble Ă  une relation s’établit.

Cette BD parait Ă  un moment oĂč l’attrait pour les IA gĂ©nĂ©rationnelles est Ă©vident et oĂč des questions sur les agents conversationnels provoquent interrogations, intĂ©rĂȘt ou questions, voire simultanĂ©ment les trois. Le choix d’un environnement graphique qui ne soit pas en rupture avec notre Ă©poque crĂ©e une proximitĂ© avec les acteurs et les situations qui les rendent plausibles. A partir de ce point de dĂ©part, un glissement se produit vers des questions telles que la question de responsabilitĂ© d’un robot, ou bien du degrĂ© de conscience et de sensibilitĂ© que pourrait acquĂ©rir une machine. L’auteur se garde bien d’apporter des rĂ©ponses dĂ©finitives aux questions soulevĂ©es, mais propose un cadre de rĂ©flexion dĂ©complexĂ© au lecteur curieux, et l’invite Ă  Ă©largir l’horizon de sa rĂ©flexion.

(XB)