Je bois le vent : un singulier voyage au Soudan

AUFFENBERG Gesine

Le sous-titre « Un singulier voyage au Soudan » exprime bien le contenu du court ouvrage de Gesine Auffenberg , trentenaire, en rupture de ban, qui a quittĂ© en 1980 son Allemagne natale pour une expĂ©rience de vie radicale. Avec son cheval qui devient pour elle un vĂ©ritable compagnon, habillĂ©e en homme, elle sillonne la steppe brĂ»lante de ce pays minĂ© par la pauvretĂ©, la maladie, la famine et la guerre endĂ©mique. Des rencontres Ă©tonnantes et variĂ©es jalonnent son parcours. Elle noue de nombreux contacts avec les autochtones qui pratiquent le partage avec un sens innĂ© de l’accueil. Sa route croise aussi des Blancs marginaux ou en mission humanitaire, comme une infirmiĂšre amĂ©ricaine amoureuse d’un pharmacien de village ou de souriantes religieuses au service des lĂ©preux. Dans un style tour Ă  tour plat ou plus imagĂ©, qui rend palpables la nature aride et le climat torride, cet unique rĂ©cit de l’auteur, morte rĂ©cemment, est touchant par son authenticitĂ© et sa simplicitĂ©.