Judith Chevalier passe les vacances de la Toussaint toute seule dans sa maison familiale en Bretagne. Lâendroit est isolĂ©. Aucun risque de distraction pour rĂ©viser ses partiels de droit. Une nuit, un homme fait irruption dans la maison. Il est armĂ© et blessĂ© et s’appelle Raymond Treillas. TraquĂ© par la police depuis plusieurs jours, on dit qu’il a tuĂ© deux personnes. En 1979, ça veut dire l’Ă©chafaud.
Judith se trouve alors confrontĂ©e Ă un dilemme : le dĂ©noncer et lâenvoyer droit Ă la mort, ou le protĂ©ger et devenir sa complice. Ce que Judith dĂ©couvre, câest que les deux partagent un passĂ© commun qui va prĂ©cipiter son choix.
De Bonne Foi est un thriller inspirĂ© dâun fait divers banal â un homme en fuite aprĂšs un braquage qui a mal tournĂ© â qui met le lecteur au premier plan : et moi, Ă la place de Judith, quâaurais je fait ?
Sur fond de syndrome de Stockholm, lâautrice nourrit lâintrigue dâune reflexion sur lâinjustice sociale et la peine de mort. Lâapproche graphique est un parti pris assumĂ© : le dessin est rĂ©duit Ă lâessentiel, multiplie les cadrages pour donner du rythme et les couleurs (un noir et blanc trĂšs contrastĂ© rehaussĂ© de couleurs chaudes) sont dans la mĂȘme veine minimaliste.
M.C.
