Dans la nuit de samedi à dimanche

CALIGARIS Nicole

La toile de fond de ces sept nouvelles est un port sans nom où deux hommes, amis ou rencontres de hasard, fraternisent autour d’un verre dans un bar, dans un bal, dans la nuit de samedi à dimanche. On boit beaucoup, jusqu’à l’ivresse, jusqu’au bout de la nuit, jusqu’au bout de l’inévitable, car l’issue sera fatale à l’un des partenaires.

 

Chacune de ces histoires, d’abord floues, se précisent peu à peu pour se fracasser dans une chute mortelle. Sauf dans deux nouvelles aux phrases interminables, le ton est saccadé, accordé au rythme infernal de cette nuit. Nicole Caligaris (L’os du doute, NB mai 2006) crée une atmosphère lourde, à la fois palpable et embrumée, qui varie selon les situations et les personnages, mais qui persiste du début à la fin.