Alicia et le jeu de l’oie

MORAL Lola, GARCIA Sergio

L’hyperactive Alicia s’ennuie au jeu de l’oie. Son imagination, jamais en panne, la propulse dans une partie vivante où, avec ses co-joueurs perfidement transformés en oies bavardes, les soixante-trois cases et leurs obstacles grandeur nature doivent être franchis selon les règles du jeu. Pour se tirer de là, il va falloir du courage, le sens de la solidarité et un brin de chance. Alicia fonce, tête baissée, mais les copains devenus oies n’ont pas le pardon si facile.      

Le parcours est extrêmement mouvementé, à l’image de l’héroïne qui n’arrête jamais. Les difficultés se succèdent : pas le temps ni les moyens de faire une pause, il faut avancer pour trouver la sortie et sauver sa vie. Dans l’abstrait, l’idée est assez simple et astucieuse. Pour attirer les enfants, le graphisme aux traits bien cernés, cultive un certain côté traditionnel. Les couleurs, dont certaines sont très vives, sont faussement simplistes. Il se dégage de cet ensemble entraînant une impression de confusion, voulue, qui peut gêner la lecture et le décryptage du sens profond de ce parcours très visuel.