Benoît Costille est aide-soignant au CHU de Bordeaux, du moins pour aujourd’hui. Chaque jour qui passe, « il » est quelqu’un d’autre. Chaque jour il se réveille dans un corps différent, à des âges différents, sans comprendre le pourquoi du comment… mais tout en conservant la mémoire de ces vies éphémères ! Alors, il note dans un carnet chaque souvenir, essayant de reconstituer et d’expliquer cette situation incongrue et, surtout, d’écrire enfin son véritable nom ! Cet album se déroule le temps d’une journée, entrecoupée par une série de flash back de ses « vies » d’avant, avec une mise en couleur qui permet de les distinguer de façon claire. Un livre fascinant et mystérieux qui évoque l’oubli et la quête d’identité.
Adaptation de la nouvelle « Le Coffre-fort » de l’Australien Greg Egan, « Un jour j’écrirai mon nom » la transpose dans un quotidien hospitalier très concret et réussit à plonger le lecteur dans la confusion de son héros dès les premières pages.
Le concept sur lequel repose l’histoire est captivant. C’est à la fois une BD sensible et intelligente sur la mémoire et l’identité qui donne le tournis. Et si cela nous arrivait ?
M.C.
