La quatriĂšme de couverture dĂ©voile sobrement la problĂ©matique du tome : « Ce rĂ©cit existe plus ou moins Ă l’identique dans seulement 1 366 692 civilisations. ». MalgrĂ© ce postulat, Val Caclav a lâĂąme dâune artiste et son but ultime est de crĂ©er quelque chose dâunique, de jamais vu sur les quelques sept milliards de civilisations enregistrĂ©es dans lâunivers : lâart total !
Et ce sont Lapinot et Richard qui lâescortent, tout en essayant de donner une bonne image des terriens ! Sauf que pour la bonne image, Richard n`est pas le modĂšle rĂȘvĂ©…
Comme Ă chaque fois, cette aventure de Lapinot est absurde et cette fois-ci, lĂ©gĂšrement anxiogĂšne (le sous-titre dâailleurs annonce « une aventure de Lapinot oĂč il meurt encore »). Mais le sujet de cet opus aurait sans doute mĂ©ritĂ© plus de « nâimporte quoi ». Les prĂ©cĂ©dents opus nous ont mal habituĂ©s. Le rĂ©cit retombe un peu trop facilement sur ses pattes. Un Lapinot un peu trop sage et policĂ© qui se lit malgrĂ© tout avec grand plaisir.
Les zygomatiques sont sollicitĂ©s, mais ce nâest pas le meilleur des albums de Lapinot.
M.C.
