Une vieille maison isolée, quelque part en Ukraine, envahie par la végétation. Maison de famille où vit encore l’aïeule, Théodora, en fin de vie. Y reviennent Mietchka et sa sœur Lilitchka, ses petites-filles, puis leur mère, Maria, puis une cousine, Martha, de retour d’Inde, enceinte de deux garçons ; y est envoyée une petite fille, Lyouna, dont le père ne sait trop que faire, etc…
Un refuge, une parenthèse, un répit, pour toutes ces femmes, les hommes y sont rares, qui reviennent là où leur vie a commencé, à un moment de bascule de leur existence. Lilitchka hésite à partir, ailleurs, loin ; sa sœur hésite devant tout engagement dans une vie amoureuse. Les autres, confrontées à une réalité prochaine, attendent… C’est un beau portait de groupe, qui dit les liens invisibles qui unissent tous ces personnages, dans un climat bucolique, non dénué de fantaisie, qui respire une vraie solidarité exempte de jugement, dans cette bulle temporaire où on entre à l’improviste. Loin des familles à règlement de compte, plus fréquemment rencontrées sur la scène romanesque. Rafraîchissant. (C.B et J.G)
