Un manifeste, celui d’une jeune écrivaine qui s’adresse à son lecteur avec une simplicité désarmante : « Bonjour » et le quitte au bout de 20 pages sur un « Au revoir » tout aussi peu protocolaire pour l’entraîner dans un flux ininterrompu de propositions, de maximes inventées et autres trouvailles linguistiques à la hauteur d’une imagination hors pair et d’une cohérence logique pleine d’humour. Cohérence : les enchaînements de séquences narratives : « en tous cas », « bien entendu », « en fait », « puisque », citées au hasard. Formule impérative : « Il n’y a pas de chiffres dans les rêves » qui incite à s’interroger sur la nature du rêve… Ajoutons des clins d’œil au dadaïsme et à Perec. Ce feu d’artifice est mis au service de réflexions sur la famille –Le bercail, sur le site, en date du 28/11/23, en disait déjà long- sur le mérite, le rire, la joie etc. avec une grande virtuosité pour en épuiser le sujet. Sans hésiter, jusqu’à l’absurde. Exigeant, mais, si on se laisse porter, fascinant. (C.B et J.G)
Il n’y a pas de chiffres dans les rêves
Natyot
