Trois souricettes

BATTUT √Čric

Quand Maman Souris met au monde ses trois souricettes, elle ne sait comment les diff√©rencier tant elles se ressemblent. La premi√®re est charm√©e par le chant d’un oiseau, qui offre un chalumeau √† celle qui semble appr√©cier la musique. La deuxi√®me, qui laisse son flair la guider vers la nourriture, accepte une noisette de l’√©cureuil. L’une re√ßoit le pr√©nom de M√©lodie, et l’autre celui de Grignote. Et la derni√®re, celle qui ne dort que d’un oeil? C’est Super Souricette, celle qui sait effrayer le gros matou.¬†Derri√®re un titre aux lettres grignot√©es, une famille de souris blanches en papiers d√©coup√©s entre en sc√®ne. Elles se d√©tachent sur un fond bleu et vert o√Ļ le soleil, pr√©sent √† chaque page, se cache derri√®re un nuage. Les autres animaux, de plus en plus gros, d√©clinent des tons chauds. Quelques traits, noirs ou blancs, soulignent les d√©tails pour donner mouvement et expression aux personnages. Rompant avec l’image du h√©ros masculin, l’auteur fait d’une souris un peu moins aventureuse une h√©ro√Įne capable d’affronter et de mettre en fuite l’ennemi h√©r√©ditaire. L’histoire gentiment mi√®vre manque cependant de peps. (M.-C.D.)