Portraits de Pechkoff.

HURÉ Francis

Francis Huré trace quelques portraits à diverses périodes d’une des figures les plus curieuses et attachantes de son époque. Sauvageon ashkénaze de Nijni Novgorod, révolté contre la société, fils adoptif et militant complice de Maxime (Pechkoff) Gorki, Zinovi, pour s’inscrire aux cours de comédien, entre en orthodoxie ; sa communauté juive le bannit. Pour échapper à la guerre russo-japonaise, il s’expatrie, rejoint Gorki dans son exil de Capri où il vit les plus belles années de son existence. Enrôlé dans la Légion étrangère en 1915, il est blessé, amputé du bras droit devant Arras. Réformé, on l’expédie aux États-Unis demander l’intervention américaine, puis en Russie où il échoue à éviter la défection de l’allié russe. Fixé pour quinze ans à la Légion, il est blessé aux combats du Rif. Chargé de diverses missions pour la France libre, en 1946 il est nommé ambassadeur au Japon où l’auteur et sa femme partagent son intimité.

 

Francis Huré, qui l’a bien connu, ressuscite dans un style travaillé l’aventure insensée de ce gamin juif, parti des quais de la Volga pour finir général quatre étoiles dans l’armée française.