Novissima Verba.

GUILLOTTE Éric

Le hĂ©ros de ce premier roman, jeune homme parfaitement amoral, raconte ses faits et gestes depuis son enfance avec des parents trop souvent absents et, Ă  quinze ans, son premier contact avec la dĂ©linquance
 Il commence alors Ă  piller, Ă  arnaquer
 toujours impunĂ©ment et sans Ă©tats d’ñme. Quant il rencontre une jeune fille qui lui plaĂźt il l’enlĂšve et monte une histoire de rançon rocambolesque. Dans la seconde partie, c’est sa mĂšre qui donne sa version des faits, trĂšs diffĂ©rente, mais est-elle plus crĂ©dible ? Enfin, dans la troisiĂšme partie, on entend le discours du pĂšre, tĂ©traplĂ©gique et muet mais qui ne perd rien de ce qui se passe. Qui dit la vĂ©rité ? Qui ment ?

 

L’auteur s’est inspirĂ© de Georges Darien, Ă©crivain de la fin du XIXe siĂšcle, pour Ă©crire ce roman “coup de poing” en phrases courtes, incisives. Le hĂ©ros, Ă  la frontiĂšre de la folie comme sa mĂšre, semble dĂ©nuĂ© de tout sentiment. Souhaitons que les prochains livres de ce jeune auteur talentueux montrent un aspect plus rose de la sociĂ©tĂ©.