Mille millilitres de Ganymède

SAVET Philippe

Un jeune homosexuel disparait une nuit à la sortie d’un club. Une disparition a priori volontaire puisqu’il a laissé une lettre à ses parents, mais dont les médias parlent. La police, en enquêtant, découvre des flacons contenant de la drogue dans son placard. Sa famille, très affectée, se pose des questions, ainsi que ses amis. L’aînée de ses sœurs, Callisto, essaie de comprendre son geste en lisant les textes qu’il a laissés dans sa chambre.

Ce premier roman de Philippe Savet évoque les désirs, les souffrances et le désespoir d’un jeune homosexuel qui peine à trouver sa place dans la société. À la recherche de reconnaissance et d’amour, il fuit la réalité à travers la drogue et la fête, se plaint dans ses carnets. Le roman, aux motifs répétitifs, manque de profondeur malgré une recherche dans la forme et une construction originale, mêlant à la narration classique différents types d’écrits : transcription de conversations, d’émissions de TV ou radio, etc., ainsi que les formes poétiques des textes du disparu. Le détour par des figures mythologiques n’apporte rien de clair. Difficile de s’attacher au personnage principal, acteur de sa propre déchéance, au portrait teinté de narcissisme. (E.M. et M.D.)