Mathurin

FORTIER Natali

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Mathurin est transparent. Son p√®re, sa m√®re, son fr√®re l’ignorent et ne l’aiment pas. √Ä l’√©cole, il s’ennuie, et il lui semble qu’on l’embrouille dans les explications. Il ne comprend rien et pr√©f√®re les terrains de jeux o√Ļ il se sent libre, o√Ļ il peut chanter. Mathurin sait¬†¬ę qu’avoir un id√©al n’est jamais idiot ¬Ľ mais quel id√©al ? En regardant autour de lui, il comprend qu’il doit s’envoler, se propulser dans le monde. Pour cela, il lui faut des plumes, alors partout il se sert et s’en fait un costume.

Solitude, qu√™te, d√©sespoir, jusqu’au moment o√Ļ l’enfant r√©alise que le noir n’est que le m√©lange de nombreuses couleurs et remonte vers la lumi√®re, cr√©ant un arc-en-ciel entre lui et les autres. Le texte po√©tique reste assez herm√©tique, les illustrations marient subtilement densit√© de la peinture et dessin tr√®s fin et a√©rien, personnages fantastiques ou r√©els, visages hideux ou d’une infinie tendresse.¬†