Les larmes du phénix

VATINEL Pascal

En 1988, deux jeunes couples, une femme et un bébé décident de fuir l’enfer de la Corée du Nord. Pour atteindre Séoul, ils doivent franchir clandestinement la Chine et la Thaïlande, soit plus de cinq mille kilomètres en milieu plus qu’hostile. Pour commencer, il leur faut traverser, en plein hiver, un fleuve large de cinq kilomètres. Hélas, la glace se rompt et seulement deux femmes s’en tirent. En 2008, un journaliste français, passionné de sinologie et parlant bien le chinois, part en reportage à Séoul, rencontre par hasard une de ces femmes, l’autre ayant mystérieusement disparu. Elle lui raconte son histoire. Entre les embûches physiques, les passeurs malhonnêtes, la CIA, les services secrets corrompus jusqu’à l’os, et les pasteurs méthodistes souvent naïfs dans leur double jeu, le journaliste a quelque peine à s’y retrouver. Que dire du lecteur, rapidement perdu ? Ce livre long, sanglant, touffu et souvent bourratif lui devient vite du chinois, à la différence de L’affaire du cuisinier chinois (NB février 2008), plus adapté à un goût occidental.