Le sourire d’Angelica

CAMILLERI Andrea

Des voleurs pillent l’appartement du docteur Peritore, après lui avoir dérobé ses clés dans la villa du bord de mer où il séjourne. Plusieurs cambriolages ont lieu sur le même mode. Le commissaire Montalbano, la soixantaine proche, se rend compte que les victimes sont toutes inscrites sur une liste d’amis, dressée par le docteur. La suivante est Angelica, jeune beauté radieuse, qui réveille ses sens engourdis. Il s’enflamme. Elle semble séduite. Est-elle une proie innocente ? Quelle sera la suivante ? Comme son créateur Camilleri (Le toutamoi, NB mars 2015), le commissaire Montalbano ne rajeunit pas, mais garde le goût des femmes, de la bonne chère et de la langue. Usant continûment d’un italien truffé de dialecte sicilien, excellemment traduit par Serge Quadruppani, il mène ses investigations avec nonchalance et efficacité. Comme toujours derrière l’enquête routinière se profilent une réalité complexe et une vengeance machiavélique de crimes anciens. Les citations de l’Arioste qui accompagnent les mouvements de coeur du commissaire ajoutent du piquant au récit et rappellent la culture aussi étendue que réjouissante de l’auteur. Pour amateurs du genre ! (M.Bi. et C.P.)