Le roi soldat (Horacio d’Alba ; 2)

LE GRIS JĂ©rĂŽme, SINER Nicolas

Italie sous la rĂ©publique, XVIe siĂšcle. MĂȘme rĂ©unies, les deux acadĂ©mies de duellistes n’ont pu assassiner le sĂ©nateur Rembrandt. Celui-ci ne fait pas de vagues : il ne faut pas mettre au grand jour la crise de la RĂ©publique, de peur que le Cardinal Rouge n’use de ce prĂ©texte pour prendre le pouvoir. D’ailleurs une puissante flotte française mouille prĂšs des cĂŽtes, attendant un ordre du Cardinal. Rembrandt reprend l’initiative, cherchant Ă  faire voter par le sĂ©nat l’interdiction des duels, ce qui signera la fin des acadĂ©mies. Mais rien n’est encore fait : Callisto la belle cherche Ă  s’approcher du Cardinal, et les duellistes en armes prĂ©fĂšrent pĂ©rir que disparaĂźtre. Que de combats, de conspirations en cette RĂ©publique italienne totalement inventĂ©e ! Les factions  crĂ©Ă©es par nos auteurs s’affrontent avec chacune leur arme : poison et charmes fĂ©minins, raison, piques et arbalĂštes. De beaux mouvements de troupes, une magnifique armada sur la MĂ©diterranĂ©e. Tout est violent, pas de dentelles, que des visages couturĂ©s et des regards meurtriers. L’absence de rĂ©alisme est ici un parti-pris qui finit par sĂ©duire. On espĂšre que le hĂ©ros sortira vivant du 3e volume ! (Br.A. et C.D.)