Le capitalisme à l’agonie

JORION Paul

Au lendemain de la chute du mur de Berlin et de l’effondrement du bloc soviétique, le capitalisme devient le seul système économique en vigueur ; à l’exception de la Chine, de Cuba et de la Corée du Nord, il règne sur la quasi totalité du monde et a de beaux jours devant lui. Dix-huit ans plus tard, lors de la crise financière de 2008, ses fondements sont mis à mal et il ne s’en relève que grâce à l’intervention des États. C’est, pour Paul Jorion, l’annonce de la fin inéluctable du capitalisme ; ses principes de base sont remis en cause, ses règles sont déviées, ses acteurs changent de rôle.

 

Paul Jorion (La crise : des subprimes au séisme financier planétaire, NB novembre 2008) se livre à une démonstration confuse où des truismes se mêlent à des développements techniques hermétiques. On a du mal à suivre le fil de la thèse de l’auteur à travers des allers et retours historiques, des références à des auteurs aussi inattendus que Robespierre et Sade, des énoncés économiques et des digressions sociologiques. L’auteur ne nous convainc pas de la mort annoncée du capitalisme et ne dit mot du le système qui devrait lui succéder.