La république des couacs

DÉLY Renaud, AUREL

Au pays de la gauche, ce qui devait être merveilleux ne l’est pas autant qu’espéré… François Hollande a rassemblé plus facilement ses électeurs que ses ministres.  Le discours à Florange devant les ouvriers en grève, deux mois avant l’élection, a singulièrement changé en septembre et la nationalisation annoncée par Montebourg se fait attendre ! Delphine Batho la championne de la transition écologique n’obtient pas plus satisfaction que le ministre du redressement productif ! Et ça n’est que le début, c’est la république des couacs !

La BD politique, un genre mineur ? Les codes habituels sont différents : le scénariste est un journaliste et le dessinateur est connu comme caricaturiste. Et, comme il ne peut y avoir d’objectivité, les lecteurs seront très partagés ! La république des couacs prend le parti de la réalité des évènements et éclaire sur les faits et les protagonistes des « couacs » pendant la première moitié du quinquennat de François Hollande. Le dessin, à la limite de la caricature, permet de reconnaître quelques uns des acteurs principaux et de les stigmatiser : Montebourg le matamore, Hollande l’indécis, Batho la colérique… Un exercice difficile, mais finalement assez réussi.