La Conquérante

MARNY Dominique

La première guerre mondiale s’achève dans la liesse malgré les deuils. Tourangelle, orpheline de père, pleine d’ambition, Judith gagne Paris. Elle s’engage dans la profession de bijoutière, au bas de l’échelle, où son sérieux, son acharnement, son originalité créatrice, son sens du commerce la font peu à peu connaître dans le domaine machiste des grandes marques triomphantes. En parallèle, elle se lance dans les festivités et mondanités des Années folles. Le champagne coule à flot, les liaisons se succèdent. La vie professionnelle soutenant ou contrariant la vie sentimentale.

 

Romancière pléthorique (cf. Il nous reste si peu de temps, NB novembre 2009), Dominique Marny recompose une oeuvre déjà publiée en 1988, Les orages désirés, en la modifiant. Elle y développe avec sympathie les luttes féministes soutenues par des noms célèbres (Coco Chanel). Malgré la répétitivité de certaines descriptions – transformations de gemmes en somptueux bijoux, évolutions affectives, snobisme, fêtes – la montée en puissance simultanée des femmes dans les affaires et de la liberté dans leurs sentiments est adroitement exposée.