Givre noir

PELOT Pierre

Épinal. Dans un bar où une jeune fille étrangère à la région vient d’être assassinée, un journaliste enquête. Dans une maison, au sein d’un couple en dysharmonie qui a accueilli une nièce au décès de sa mère, les relations ont évolué, notamment l’incommunicabilité intergénérationnelle. Ce soir là, la tante ramène Dustin, un garçon stupide tombé du ciel, qu’elle présente comme étant un copain de son fils décédé. Mais la jeune fille n’est nullement dupe de la soi-disant identité de l’homme. Dans ses histoires énigmatiques, Pierre Pelot aime faire resurgir le passé : L’Ange étrange et Marie Mc Do (NB mai 2010). La chronique d’un désamour et son climat d’acrimonie servent au mieux ses desseins pour cultiver l’ambiguïté de ses personnages et dévoiler progressivement leur véritable caractère et leurs intentions. La mise en écho des deux récits, dont l’un l’emporte sur l’autre, donne un livre surprenant qui prend le lecteur à contre-pied pour sa plus grande satisfaction. Pierre Pelot, avec ses dialogues savoureux, son vocabulaire parfaitement adapté à chaque personnage, maintient l’intérêt jusqu’au bout.