Cuisses de grenouille.

KAPLAN Nelly

Il √©tait une fois un petit village de France c√©l√®bre pour ses √©tangs √† grenouilles. Un fr√®re et une soeur se disputaient l’h√©ritage du restaurant de leur d√©funt p√®re. Ils se tabass√®rent, se brouill√®rent et fond√®rent chacun un troquet avec le m√™me menu de grenouilles. La concurrence √©tant rude, le fr√®re mit l’embargo sur la p√™che et la soeur, fine mouche, se procura des batraciens congel√©s. Mais voil√†, en les mangeant, ses clientes d√©velopp√®rent une nymphomanie aigu√ę tandis que ses clients succombaient √† un priapisme d√©vastateur. Et les gags de s’encha√ģner avec plus ou moins de bonheur et de d√©licatesse.

Cette satire sous forme de fable pour d√©noncer les sectes-pi√®ges √† gogos est parfois dr√īle, toujours tr√®s outr√©e et √©crite dans un style sans grande subtilit√©. On rit gras.