Cartagena

YVES H., HERMANN

Cartagena au Mexique. Une ville gangrénée par le trafic de drogue. Alvaro est un jeune dealer qui travaille pour le tout puissant cartel local. Son rêve, devenir un sicaro. Ni plus, ni moins, un tueur qui le ferait changer de statut dans cette société pourrie. Totalement désabusé, il n’attend rien de la vie, sinon se faire un maximum de fric et de filles en attendant la mort. Avec son fidèle copain Nacho, ils sont prêt à tout pour arriver à leur fin et notamment se mettre au service du tout puissant et cruel chef mafieux Arriega. De l’autre côté de la loi, Félix Garzon est un policier qui a fait de sa lutte contre ce caïd de la drogue, une affaire personnelle. Il veut absolument le faire tomber. Tous les moyens sont bons. Pour y arriver, il va se servir de la situation difficile dans laquelle se trouve Alvaro. Par un concours de circonstances, il a déjà tué deux hommes de la bande d’Arriega qui est à sa poursuite pour l’éliminer. Une lutte sans pitié va commencer. Le bien contre le mal ? Pas si simple …

Les auteurs, les Hermann père et fils, nous plongent dans une histoire où le fatalisme devient le fil conducteur d’un système qui phagocyte tout. La Mafia. Qui telle une pieuvre et ses ramifications tentaculaires nous ramène rapidement à elle dès qu’on tente d’en échapper. On sent clairement les personnages totalement désabusés, sans espoirs dans la vie, si ce n’est sauver sa peau dans l’instant présent. C’est l’ultime album d’Hermann, qui condamné par un cancer, décèdera quelques temps plus tard. Un dessin sombre pour une histoire noire qui sera l’ultime message laissé par ce grand Monsieur de la bande dessinée.

( PP )