Aspirine

SFAR Joann

Yidgor a une vie bien trop monotone, il veut de la magie, du surnaturel, des choses qui n’arrivent jamais. Aspirine est une vampire ; elle a au moins 300 ans mais est toujours enfermée dans un corps d’adolescente. Après ses cours à la Sorbonne, elle tue les passants pour se défouler et passer ses nerfs, quand ce n’est pas les amants de sa soeur Josacine. La première rencontre avec Yidgor est un peu houleuse, mais Aspirine accepte de ne pas le tuer. C’est presque pour elle une première, qu’elle a du reste un peu de mal à gérer.Cette nouvelle histoire de vampire tourne autour d’une sale gosse, mal élevée, méchante et surtout mal dans sa peau. À l’adolescence cela n’a rien d’étonnant, mais le trait est un peu forcé. Du sang gratuit, des gestes obscènes, de la méchanceté à chaque page, un peu de vulgarité ! Le personnage falot de Yidgor est un révélateur en contraste, mais on peine à s’identifier aux personnages. Le dessin complexe, travaillé, mais aux couleurs un peu trop agressives ne compense pas ce scénario abscons. (E.B. et D.L.)