Les très épiques mésaventures d’un duo improbable : un chevalier maudit, revenu d’entre les morts, accompagné d’un maître-gibelin particulièrement cynique et rusé.
Au cœur d’un monde ravagé par la guerre, Alastor, chevalier revenu d’entre les morts, et son complice Guulghar, maître-gobelin quelque peu roublard, errent sans attaches, traversant champs de bataille et forêts damnées afin de regagner la Forteresse Noire et retrouver Lilith, la dulcinée du chevalier maudit. De combats en trahisons, de rencontres en épreuves initiatiques, Alastor embrassera sa destinée : devenir Roi-Liche et refonder la Sombre Garde, une armée condamnée à combattre l’extrémisme d’un « Bien » plus tyrannique encore que le Mal.
Premier tome d’un diptyque de fantasy, Alastor de Sombregarde offre de nombreuses péripéties à son lecteur : duel à l’épée contre un chevalier de lumière, célébration d’un mariage, évasion des geôles d’un château aux mains de l’ennemi ou encore traversée d’une forêt angoissante.
Les textes sont plutôt fins, et le parti pris de nous faire voir une histoire de fantasy à travers les yeux du « Mal » apporte un sang neuf au genre. On a d’abord du mal à s’attacher à ces personnages qui se trouvent du mauvais côté de la frontière morale… et on se rend compte petit à petit qu’il n’ont rien à envier à leurs adversaire du « Bien ». Un délicieux mélange de cynisme, d’absurde, et d’humour noir qui fait mouche.
M.C.
