Lino Ventura et l’oeil de verre

Arnaud Le Gouefflec, Stephane Oiry

Merlin, journaliste, rencontre Lino Ventura dans le cadre d’un article. FidĂšle Ă  sa lĂ©gendaire pudeur, celui qui s’est toujours considĂ©rĂ© acteur par « accident » ne se livre pas facilement. Mais au fil de leurs entretiens, le colosse des Tontons flingueurs se dĂ©voile, revenant sur sa carriĂšre, ses dĂ©buts dans le catch, ses blessures, ses amitiĂ©s, ses brouilles, son rapport Ă  la camĂ©ra – cet « Ɠil de verre » comme il aimait Ă  l’appeler –, sa rigueur intransigeante Ă  choisir le bon scĂ©nario, pour finir par son engagement en faveur des enfants handicapĂ©s Ă  travers l’association « Perce-Neige », toujours active de nos jours. Doucement, une carapace se fĂȘle et une personnalitĂ© se dessine. Celle, qu’il n’a jamais pu cacher malgrĂ© ses innombrables rĂŽles, d’un personnage droit dans ses bottes et profondĂ©ment humain.

Avec cet acteur incontournable dans le paysage cinĂ©matographique des annĂ©es 50 Ă  80, cette BD nous confirme que, pour Lino, l’intĂ©gritĂ©, la franchise, l’amitiĂ© sont des valeurs cardinales. Cette « biographie », toute d’anecdotes, s’attache plus au parcours de l' »homme » qu’Ă  celui de l’acteur en suivant un dĂ©roulement chronologique. Nostalgie, humour sont entre autres, les ingrĂ©dients de cette recette rĂ©ussie.

(PD)