Hysteria

AprĂšs une rupture douloureuse, Garance, trentenaire et rĂ©alisatrice de films d’horreur, quitte Paris pour se rĂ©fugier dans le manoir dĂ©crĂ©pit de ses grands-parents, qu’elle n’a pas revus depuis l’enfance. EntourĂ©e de silence et d’objets figĂ©s dans le temps, elle sent renaĂźtre une inquiĂ©tante mĂ©moire familiale, nourrie de rituels obscurs et d’un hĂ©ritage maternel Ă©touffant. Mais les ombres du manoir semblent vouloir autre chose d’elle. Entre rĂȘves dĂ©ments et rituels Ă©trangement familiers, elle sent les murs se refermer, comme si un autre monde, plus ancien, plus profond, cherchait Ă  percer la surface. Ce que sa famille vĂ©nĂšre depuis des gĂ©nĂ©rations n’est peut-ĂȘtre pas humain… Et Garance pourrait bien ĂȘtre la clef d’un hĂ©ritage indicible.

Un rĂ©cit empreint d’épouvante oĂč se mĂȘlent engagement personnel et rĂ©flexion fĂ©ministe qui nous fait rĂ©flĂ©chir aussi bien sur l’emprise familiale virant Ă  l’aliĂ©nation, que sur nos choix, notre libertĂ© et le corps des femmes.

Hysteria offre un rĂ©cit symbolique prenant et surprenant qui flirte (trop) facilement avec le surnaturel. On pourra regretter une narration un peu classique, principalement la conclusion, qui sans vouloir la dĂ©voiler, tombe dans la facilitĂ©, n’apporte pas grand chose de neuf et nous laisse un peu sur notre faim


M.C.