Le fruit le plus doux ; 2

Dans ce deuxiĂšme tome de la sĂ©rie Le Fruit le plus doux, l’histoire poursuit l’exploration des relations humaines, entre attirance, secrets et quĂȘte de libertĂ©. Un second volume encore plus dĂ©bridĂ© que le premier, Ă  l’image de ses hĂ©roĂŻnes qui multiplient les aventures sexuelles. Gabriele Di Caro n’hĂ©site pas Ă  illustrer des scĂšnes explicites. Son dessin reste excellent, et sa reprĂ©sentation d’une AmĂ©rique profonde avec ses prĂ©jugĂ©s racistes, sociales des annĂ©es 50 est assez pertinente.

Il revient dans la charmante bourgade rurale de Sweetville aux USA. Alors que les jours passent, que la date du festival du « Fruit le plus doux Â» approche, les fruits deviennent plus mĂ»rs. Chaque protagoniste va devoir cueillir le sien et en accepter les consĂ©quences. Ainsi, le surnaturel se rĂ©vĂšle ĂȘtre le miroir de l’Ăąme. Cette once de vĂ©ritĂ© que l’on ne peut fuir et qui va rĂ©orienter le cours de la vie des personnages. Pamela se rĂ©vĂšle. Linda doit assumer ses manipulations. MĂȘme Nancy est touchante dans son dĂ©sarroi. ClĂ©mentine est solaire. Bref, on s’attache Ă  cette galerie de personnages, qu’ils soient positifs ou nĂ©gatifs. Et c’est sans oublier le thĂšme de la justice et la prĂ©sence d’un brin d’humour.

Le style et le dessin de Gabriele di Caro, avec ses hĂ©roĂŻnes toutes en courbes et formes, rappelant les pin-ups des annĂ©es 60 sont inimitables. Il sait sublimer le corps des femmes. Mais au-delĂ  de cela, l’immersion est totale. Tout, dans cette histoire, sonne le vrai, on voyage vĂ©ritablement dans les annĂ©es 60 aux États-Unis.

(LP)