Née en Pologne en 1943 dans une famille issue de l’aristocratie et après une enfance et adolescence difficiles, Simona Kossak, brillante étudiante en sciences, se passionne pour l’éthologie. Professeure marginale, elle s’installe dans une maison sans eau courante ni électricité au cœur de la Bialowieza, forêt primaire à cheval sur la Pologne et la Biélorussie, et y reste trente ans à étudier les animaux et leurs interactions dans leur milieu naturel.
Ce roman de Simonetta Greggio est en réalité une libre interprétation de la vie de cette femme hors du commun, éco-féministe non revendiquée, qui cherchera toute sa vie à imprimer ses convictions sans combat. Elle revient sur sa jeunesse dans une famille peu chaleureuse, mais décrit surtout ses années dans la petite maison de Dziedzinka, avec Lech, son compagnon photographe animalier. Petit à petit c’est une personnalité originale, attachante, avant-gardiste qu’elle nous fait découvrir. Une femme qui vit au milieu des animaux, leur parle, les recueille, cherche à les comprendre, les soigner, les sauver. Pour elle l’empirique prime sur le scientifique pur ce qui lui vaudra le mépris de ses pairs. Ce portrait vibrant est étayé par de nombreux témoignages et relations d’articles et interviews de proches ou de contradicteurs et illustré par des photos bien réelles qui lui confèrent son authenticité. Il est surtout porté par l’imaginaire parfois plein de poésie de l’auteure, dont l’écriture célèbre la nature, sa faune et sa flore. Une belle découverte ! (L.D. et M.-N.P.)
