Les Granbretons… ce nom résonne depuis des décennies dans tous les territoires d’une Europe dévastée. Après la chute des derniers grands Etats, le Roi-Empereur dégénéré et ses armées exercent une domination sans partage sur le Vieux Continent. Si le Ténébreux Empire continue d’étendre son pouvoir dans ce monde post-apocalyptique, bientôt nul ne pourra guider les nations de l’Europe vers la liberté. Même la puissante cité de Köln, dernier bastion de la résistance, vient de céder sous les coups de l’ennemi. Son seigneur, le duc Dorian Hawkmoon, victime d’une infâme manipulation technologique dans les noires prisons de Londra pourra-t-il continuer le combat dans l’ombre ? L’unique espoir réside désormais dans le royaume isolé de Kamarg, dirigé par le légendaire comte Airain…
Tiré d’une oeuvre de la fin des années 60 de Michael Moorcock (l’auteur d’Elric), La légende de Hawkmoon nous plonge dans un univers mélangeant les codes du fantastique médiéval et ceux de la science-ficton, avec des technologies futuristes telles que les ornithoptères, sortes de machines volantes qui peuvent lacher des bombes. Le mélange est plutôt étrangement savoureux.
Ce premier tome pose les bases d’un roman classique d’aventure, avec son héros qui se retrouve dans une position impossible face à des forces occultes qui lui semblent bien supérieures. Et le personnage du méchant est machiavélique à souhait. Les bases parfaites pour une belle vengeance à venir.
Porté par un dessin efficace et quelques joiles planches en pleine page, ce premier tome est une belle adaptation à la fois sombre et épique. Elle donne non seulement envie de lire la suite, mais pourquoi pas, de se plonger dans l’œuvre originelle.
M.C.
